Sea Bubbles, le transport sur l’eau futuriste et écologique

Sea Bubbles, le transport sur l’eau futuriste et écologique

La mobilité verte

On est encore loin des véhicules flottants dans les airs entre deux gratte-ciels comme dans les films de science-fiction mais on s’en rapproche petit à petit. Une start-up franco-suédoise a développé un moyen de transport qui pourrait révolutionner nos déplacements dans l’avenir. De quoi s’agit-il ?

Qu’est-ce Sea Bubbles ?

Née en 2016 de la collaboration d’Alain Thébault, navigateur/recordman du monde de vitesse à la voile et d’Anders Bringdal, double champion du monde de planche à voile, cette start-up franco-suédoise conçoit et fabrique des bateaux électriques destinés au transport de passagers sur les voies fluviales urbaines.

L’idée est venue d’après une constatation d’Alain Thébault en se baladant dans Paris à vélo : la ville est totalement engorgée de voitures alors que la Seine reste inexploitée et offre une autre alternative de déplacement.

Le but étant de désengorger les centres urbains en empruntant les cours d’eau pour déplacer les gens.

La Sea Bubble est une capsule avec foils - des ailes profilées immergées dans l’eau qui pourront la soulever à 40 cm hors de l’eau - et qui dispose de cinq places dont une pour le pilote. De la taille d’une petite voiture, la bulle se propulse grâce à l’énergie électrique et peut atteindre la vitesse de 28 km/h sans contrainte. Au maximum de ses performances, elle n’émet aucun CO2, aucun bruit et quasiment aucune vague. Ses batteries se rechargent grâce à des bornes et des panneaux solaires.

Ce bateau-taxi 100% écologique répond aux besoins des grandes villes qui veulent se tourner vers des alternatives plus vertes pour l’environnement de leurs habitants.

Quelle expansion pour Sea Bubble en 2019 ?

Partout où les bulles ont été présentées, elles ont connu un franc succès et les commandes n’ont pas tardé à tomber.

A titre d’exemples, les Etats-Unis en ont commandé quatre et la France en a réservé dix. Les véhicules sont en cours de production et le premier exemplaire devrait être disponible vers la fin du mois de juillet 2019.

Des partenariats sont également en cours avec d’autres clients à travers le monde : en Asie notamment, ce qui laisse transparaître un bel avenir pour la start-up.

In fine, le duo vise à déployer plus de 5000 bulles dans 50 villes différentes d’ici 2024. Pour se donner les moyens de leurs ambitions, les fondateurs se sont entourés d’investisseurs étrangers qui ont les moyens techniques, financiers et humains pour mener à bien leur projet.

Les précommandes sont ouvertes et les premiers à réserver seront les premiers à être servis. Pour cela, il faudra débourser entre 140 000€ et 170 000€ en fonction du type de batterie.

Quelles sont les limites de Sea Bubble ?

Le concept est révolutionnaire et présente un réel intérêt environnemental. Mais quelques points mériteraient réflexion :

  • Le bateau-taxi est idéal pour rejoindre un point à un autre, ces points devant se trouver au bord de l’eau. Les endroits dans les terres n’étant accessibles qu’en transport classique (vélo, voitures, bus…). Autrement dit, si tu souhaites te déplacer hors d’un axe fluvial, cette solution est à exclure.
  • Concernant les tarifs, le dirigeant de Sea Bubble, Anders Bringdal annonce dix-huit euros pour quatre passagers, moins de cinq euros par personne, pour une traversée de Paris. A plusieurs, les coûts restent raisonnables. Tout seul, d’autres solutions moins coûteuses existent.
  • Actuellement, le nombre de passagers que peut accueillir la bulle est limité à quatre, ce qui freine les sorties de groupe. Une solution pour pouvoir accueillir plus de personnes serait la bienvenue.
  • La vitesse sur la Seine est limitée à 18 km/h quand la capsule est à une vitesse optimale de 25 km/h. Cette réglementation empêche sa bonne exploitation et rend le trajet plus long.

Quel avenir pour Sea Bubble ?

En plus des taxis volants, la start-up réfléchit au développement d’un bus volant sur l’eau ou Flybus. Ce nouveau concept pourrait ainsi transporter jusqu’à 49 personnes sur les cours d’eau du monde entier, une solution qui nous rapproche un peu plus d’un film de science-fiction.